Thierry Dällenbach

Je m’appelle Thierry Dällenbach et je suis né le 22 juillet 1967. Je suis consultant et président de l’Association Souris. Tout petit, j’admirais mon père et j’adorais ma mère. J’ai grandi dans le canton du Jura et j’ai passé mes plus belles vacances d’enfance en Italie. C’est là que je retrouvais mon cousin qui était mon meilleur ami. Celui-ci est décédé à l’âge de 8 ans et malheureusement, on s’est peu soucié de la tristesse qui m’a envahi et que je n’ai jamais pu soigner. Bien plus tard, les deux amis avec qui j’ai partagé les moments les plus importants de mon enfance et de mon adolescence ont été eux aussi rappelés sous d’autres cieux. Aujourd’hui, si je suis d’accord de continuer mon chemin, c’est parce que j’estime que j’ai la chance d’être encore là et que je suis certain que mes trois amis me regardent de l’au-delà.

J’ai passé mon enfance derrière un piano et à rêver d’une vie parfaite; celle que l’on nous propose et celle que l’on vit pour ne pas décevoir les autres. J’ai triché et j’ai fait croire que j’en voulais. Je n’ai pas étudié et je n’ai même pas lu un seul livre de ma vie. On a vu en moi l’enfant intelligent et je me suis vu comme un être perdu. Il m’a fallu trouver les moyens de m’en sortir, et un diplôme d’employé de commerce en poche, il ne me restait plus qu’à travailler dur et à entreprendre avec amour chaque travail que l’on me confiait. Je suis allé toujours plus loin jusqu’à gagner ce que jamais je n’aurais pensé gagner et jusqu’à finir membre de la direction d’une entreprise de plus de 2’000 collaborateurs. À ce moment-là, je me suis rendu compte que je ne faisais que courir après un rêve qui n’était pas le mien et de ressembler à ce que je ne souhaitais pas vouloir être. Un simple maillon d’une chaîne qui ne pense qu’à son bien-être et qui finira par devenir un standard du monde moderne. Divorcé, esclave du système et incapable d’insuffler quelque chose de positif. Ne voulant plus être le témoin et le complice d’actes irresponsables à mes yeux, j’ai préféré quitter mon emploi pour créer et offrir une démarche qui me fait du bien et qui en fait aux autres.

À ce moment-là, je me suis rendu compte que je ne faisais que courir après un rêve qui n’était pas le mien et de ressembler à ce que je ne souhaitais pas vouloir être. (…). Ne voulant plus être le témoin et le complice d’actes irresponsables à mes yeux, j’ai préféré quitter mon emploi pour créer et offrir une démarche qui me fait du bien et qui en fait aux autres. -Thierry Dällenbach

C’est en 2006 que je créée la marque souris!ch qui va interpeller les médias et surprendre ceux qui m’entourent. En 2008 apparaissent les premières cartes souris!ch  qui seront offertes à plus de 1,5 million d’exemplaires. Pour mieux comprendre ce que vivent les enfants et adolescents, je m’embarque en 2009 dans une série de séminaires dans les écoles. Ces deux années extraordinaires de travail non rémunéré m’apporteront la conviction de l’importance de cette démarche. Les résultats seront excellents et ce que les enfants et adolescents m’auront appris me donnera une tout autre vision de ce qu’il faut faire pour leur redonner confiance. Dans les écoles, j’ai aussi vécu des moments tristes avec des enfants qui m’ont confié leurs secrets sur les douleurs qu’ils ressentent jusqu’à l’enfant qui me confiera son secret le plus lourd, celui d’être un enfant abusé par des adultes.

En 2011, après avoir investi tout ce que j’avais et n’ayant plus les moyens de subvenir aux besoins de cette démarche et à mes propres besoins, je me retrouve dans une année noire. Le décès de ma mère, l’incompréhension de mes proches à m’obstiner dans cette activité et différents litiges avec des personnes dans le besoin qui sont venus à moi et à qui je ne pouvais plus rien donner.

J’ai fait beaucoup d’erreurs et par bonheur je suis très tenace. Au lieu d’abandonner lorsque je n’avais plus les moyens de faire vivre cette démarche, j’ai persévéré. Rien n’existerait si autour de moi, des personnes qui me sont fidèles ne m’avaient incité à continuer quoi qu’il en soit. Il y a ceux qui m’ont empêché d’aller de l’avant et il y a ceux qui m’ont donné le courage de les ignorer. Si je ne fais de mal à personne, cela me convient. Si en plus, je peux participer au bonheur des autres, cela me permet de bien vivre.

Aujourd’hui je continue sur ce chemin qui est le mien et qui a le mérite d’avoir la possibilité d’éclairer celui des autres.

L’Association Souris donne du sens aux valeurs et je suis fier de la présider et de faire en sorte qu’elle puisse continuer à promouvoir le sourire, le respect, l’échange et l’attitude positive.

 Une joie partagée est une double joie. Un chagrin partagé est un demi-chagrin.
– Jacques Deval

Thierry Dällenbach
Président de l’Association Souris

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  1. Que faire lorsque vous avez envie de tout abandonner ? - 24 avril 2014

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